Témoignages de femmes qui pratiquent l’Aïkido aux clubs de Blâmont et Baccarat

  • Christine, Club de Blâmont : « J’ai découvert l’aïkido en accompagnant mon fils aux cours. J’y ai trouvé de la convivialité, du partage, une entraide entre chacun, jeunes et plus anciens, et pas d’esprit de compétition : chacun évolue à son rythme, pas de différence entre les sexes. Cela m’a permis d’apprendre à canaliser mon stress en se recentrant sur soi, d’acquérir plus de souplesse et quelques techniques de défense. »Christine
  • Marie, Club de Baccarat : « 1989, Marie, lycéenne timide mais pleine d’énergies et de joie de vivre, c’est moi ! Arrivée à Nancy 2 ans plus tôt, je poursuis naturellement une 7ème année de compétition en twirling bâton. Mais la nouvelle fédération dont je dépends ne correspond plus à mes attentes sportives. Mais hors de question d’arrêter le sport. Je m’inscris donc au tir à l’arc avec mon père. Des moments inoubliables certes, mais je vous l’ai dit j’avais une énergie débordante. José, également archer, me propose donc de venir essayer l’AIKIDO. Qu’est-ce que c’est ? Un sport qui bouge, m’avait-il dit. Je pousse la porte du dojo de Pulnoy… C’est ce qu’il me faut ! Un art martial où il n’y a pas de compétition. Je m’adonne à cette pratique 2 ans, avant que mes études me contraignent d’arrêter.

Baccarat, 2017 ; pour ne pas dire presque 30 ans plus tard, le hakama sur une affiche à la boulangerie attire mon attention. Oui, c’est bien cela, un cours d’aikido vient d’ouvrir à Baccarat. Je décide d’aller faire un tour et pousse la porte du dojo du pôle sportif. Je savais très bien ce matin-là que je remonterai sur le tatami. Cette sensation d’être accroché à un fil, qui vous ramène à des situations évidentes. D’ailleurs, j’ai toujours mon boken, mon jo et mon tanto au grenier. Pour autant, je reste observatrice de ce 1er cours. Mais une semaine plus tard, je franchis le pas, et m’inscris de nouveau à l’aikido. Je fais la connaissance d’Alfred, qui dispense son enseignement dans une ambiance solaire, où très vite, tout le monde sympathise ; femmes, hommes, jeunes, adultes. Chacun à son rythme et en fonction de ses capacités physiques. Aucun jugement, tout le monde pratique ensemble, avec des attentes différentes de cet art martial Japonais. Pour moi, femme active, c’est dans un premier temps, un moyen de décompresser. Mais cela devient très vite MON MOMENT. L’aikido est une discipline qui ne demande pas de force, où déplacement et déséquilibre font partie des clés. Ce n’est pas un art de combat mais un art de défense. J’ai passé mon 2ème kyu il y a quelques mois, et compte bien continuer sur le long chemin que nous offre cette discipline. »Marie 2

  • Alexie, club de Baccarat : « Faire du sport, c’est ce que la société nous dicte de faire… Seulement, faire du sport oui, mais avant tout il faut savoir se faire plaisir.Après des années de piscine en compétition, j’ai dû arrêter pour me concentrer sur l’école. Un choix difficile en soi, étant donné que c’était ce que j’aimais faire, contre quelque chose d’obligatoire. Depuis, le sport était devenu très secondaire dans ma vie et je n’en ai pas retrouvé qui ne prenait que peu de temps et qui s’alliait avec les cours de terminale et surtout qui me plaisait. Enfin, jusqu’à une journée sportive, le souffle du cristal, à Baccarat, fin septembre 2018, où j’ai pu découvrir, comme beaucoup d’autres enfants et adolescents, des sports sur lesquels on a peu d’informations. Pour ma part, j’ai découvert l’aïkido grâce à Marie et Alfred qui ont implanté leur stand à l’occasion de cette manifestation. Il fallait d’abord découvrir, essayer, pour voir si ce sport m’intéressait. Après l’accord de mes parents et l’invitation d’Alfred, qui est le professeur d’aïkido, à participer à une ou deux séances qui sont toujours les plus stressantes car on intègre un groupe d’inconnus… le coup de foudre. C’était le sport qu’il me fallait. J’ai donc tout de suite fait l’inscription et maintenant, j’attends les mercredis avec impatience, avec la soif d’apprendre de nouvelles choses. Au départ, c’est toujours compliqué. On veut montrer le meilleur de nous mêmes sans forcément y parvenir parce que c’est quelque chose de nouveau. Mais petit à petit, avec l’ambiance amicale du groupe et les conseils, les améliorations sont impressionnantes. Comme d’autres « nouveaux », j’ai passé en décembre mon « 6ème Kyu », qui est le premier grade de l’aïkido.

 Alexie

  • Tomomi, club de Baccarat, racontée par Alexie :

    « Tomomi, étudiante japonaise en échange en France, a découvert l’aïkido ici même, à Baccarat. En effet, faisant partie du club d’aïkido et la connaissant depuis son arrivé dans le lunévillois, je lui ai parlé de ma pratique sportive. Étonnamment surprise du fait que ce sport ait dépassé ses frontières, elle a voulu essayer de le pratiquer. Une unique séance a suffi pour la conquérir et elle a tout de suite fait part de son envie de faire partie du club et de continuer jusqu’à son retour au Japon en juin. Mais cette envie a été freiné par son ancienne famille d’accueil qui ne pouvait pas la laisser venir chaque semaine. Au fil du temps et grâce à des changements de ce côté, Tomomi a pu participer pleinement à la pratique de cet art car son envie n’a jamais tari.

    Au début, la barrière de la langue était parfois difficile à dépasser, mais l’ambiance de famille que nous avons, a permis une intégration rapide de Tomomi au sein du club. En effet, Tomomi apprend le Français, mais cela nous pousse aussi à faire un pas de plus vers sa culture et sa langue surtout lors de la prononciation des techniques, dites en japonais. Chaque mercredi Tomomi fait part de son enthousiasme face à la séance qui arrive ».Tomomi

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